Crêpes mille trous

Cette semaine c’était la chandeleur, fête religieuse qui est devenue l’emblème des crêpes. Du coup, j’ai eu envie de tester un autre type de crêpes pour changer un peu, les crêpes mille trous ! C’est une crêpe épaisse, appelée aussi Baghrir d’origine berbère à la semoule de blé, hyper légère et alvéolée. Ça change ! 😊

Ingrédients :
– 225 g de semoule de blé fine
– 100 g de farine
– 1 sachet de sucre vanillé
– 1 sachet de levure chimique
– 1 cuillère à soupe de levure de boulanger déshydratée
– 1 pincée de sel
– 1 cuillère à soupe de fleur d’oranger (facultatif)
– Beurre (pour la poêle)

Recette :
– Dans un bol, mettez un peu d’eau tiède et la levure de boulanger, pour qu’elle s’active pendant 5 minutes
– Mélangez la semoule, la farine, le sel, le sucre vanillé, la levure chimique dans un blender
– Ajoutez la levure de boulanger diluée et 600ml d’eau et mélangez pour obtenir une pâte à crêpes un peu épaisse
– Couvrez et laissez reposer 30 minutes au moins
– Dans une petite poêle légèrement beurrée (12 ou 15cm), déposez une louche de pâte et vous devriez voir les trous se former au fur et à mesure de la cuisson
– La crêpe est prête quand la pâte est entièrement cuite sur le dessus, il n’y a pas besoin de cuire des deux côtés

Si vous n’avez pas de petite poêle, vous pouvez faire de grandes crêpes et les découper ensuite à l’emporte-pièce, comme je l’ai fait.

Bon appétit,

La santé, c’est quoi ?

L’OMS définit la santé comme un état de complet bien-être physique, mental et social. Ce n’est donc pas seulement une absence de maladie, c’est quelque chose de global avec une notion de bien-être.

Si je fais le lien avec l’alimentation, on retrouve aussi ces 3 volets.
L’alimentation participe pleinement à la santé physique, grâce à l’apport des nutriments, des vitamines, des minéraux etc…
L’alimentation est une source de bien être mental, grâce au plaisir et à sa fonction de régulation des émotions.
L’alimentation est au cœur de la santé sociale avec la convivialité et le partage autour des repas.

Que l’on parle de santé ou d’alimentation, le volet « mental » et le volet « social » sont souvent mis de côté…Encore plus lorsqu’il s’agit de la perte de poids.

La place de la minceur a pris une telle importance que la santé est maintenant associée à un corps svelte alors qu’un corps gros est associé à des problèmes de santé. Alors bien sûr je ne nie pas le fait que certaines pathologies sont liées à un excès de masse grasse mais ce n’est pas toujours le cas. Il existe de nombreuses personnes en surpoids en bien meilleure santé que d’autres plus minces. Malgré ce qui est pointé du doigts, beaucoup de patients en surpoids ont une hygiène de vie tout à fait en accord avec les recommandations des professionnels de santé. Aussi, les régimes et l’effet yo-yo associé sont beaucoup plus dangereux pour la santé qu’un poids stable, même élevé.

Une petite réflexion, sans jugement, juste pour prendre un peu de recul sur la notion de santé et de poids : entre une personne en surpoids, heureuse personnellement et professionnellement, bien dans son corps et une personne mince, dont le poids fait le yo-yo, avec des compulsions alimentaires et qui refuse les invitations entre amis, qui est en meilleure santé ? 

Si vous vous lancez dans une perte de poids (vous avez le droit, bien sûr !), seul ou avec un professionnel de santé, je vous invite à observer quel est le coût sur votre santé physique, mentale et sociale 😉

Est-ce que je peux choisir mon poids ?

Peut-être que ce ne sera pas une surprise pour vous ou peut-être que ça vous fera l’effet d’une bombe mais malheureusement NON, vous ne pouvez pas choisir votre poids. Je dis «malheureusement» car je sais à quel point, l’objectif d’atteindre un certain poids fait souffrir et devient parfois obsessionnel.

Le poids déjà, c’est quoi ?
C’est simplement la somme des divers éléments de l’organisme: la masse maigre, la masse grasse, la masse osseuse et l’eau. Au même titre que d’autres paramètres physiologiques comme la température corporelle ou la glycémie, il existe une régulation fine de la masse grasse afin d’avoir plus ou moins de réserves énergétiques selon les conditions.

– Comme la température qui a sa valeur de consigne autour des 37°C, la masse grasse a également sa propre valeur de consigne.
– Comme la température qui varie légèrement autour des 37°C, la masse grasse varie autour de sa valeur de consigne.
– Comme la température n’a pas besoin de vous pour se réguler, la masse grasse se débrouille très bien seule également.

Cette régulation précise, se fait grâce aux signaux que vous envoie votre corps, les fameuses sensations alimentaires (faim, rassasiement). Ainsi, c’est en suivant ces sensations alimentaires que le poids reste relativement stable, à sa valeur de consigne que l’on appelle aussi le set-point, le poids de forme, le poids d’équilibre. Attention, je ne parle pas ici du poids « idéal » pour vous mais bien d’un poids physiologique.

Est-ce aussi simple ?
Disons qu’à la base oui… mais de très nombreuses raisons compliquent tout ça et notamment les régimes et les règles alimentaires. En fait, LE CONTROLE MENTAL. A partir du moment où vous mettez du contrôle mental pour sortir de la régulation naturelle du corps, dans le but de contrôler votre poids, ça complique les choses. Le corps, malgré le temps que ça lui prendra, reprendra tôt ou tard le dessus sur votre mental et vous perdrez la bataille. C’est pour cela que j’insiste tant sur le fait de recréer un lien avec son corps et de respecter ses besoins pour sortir de cette lutte.

Poivrons farcis au risotto chorizo

Avec cette grisaille, j’avais envie de vous proposer une recette du soleil, pleine de couleurs et de saveurs avec le poivron farci. Le poivron étant un légume d’été, il faudra donc attendre encore un peu pour faire cette recette si vous choisissez vos légumes en fonction des saisons. Si c’est le cas, vous pouvez remplacer le poivron par une courge ou par un chou, qui sont des légumes beaucoup plus de saison !

 Ingrédients pour 2 personnes :

– 2 poivrons
– 1 oignon
– 2 tomates
– 75g de riz à risotto ( type Arborio)
– 75g de chorizo
– 20g de parmesan râpé
– 1 bouillon cube
– Sel, paprika

Recette:

– Eplucher et émincer l’oignon et couper le chorizo en petit cube
– Faire fondre le bouillon cube dans 1L d’eau bouillante
– Dans une sauteuse, faire revenir le chorizo
– Lorsque l’huile du chorizo est sortie, en retirer un peu
– Faire revenir les oignons puis ajouter le riz, bien mélanger
– Lorsqu’il est translucide, ajouter du bouillon pour recouvrir le riz et cuire à couvert
– Ajouter du bouillon au fur et à mesure dès que le niveau est trop bas et renouveler ceci jusqu’à ce que le riz soit cuit mais encore ferme
– Stopper la cuisson du riz, ajouter le paprika et le parmesan. Rectifier avec du sel si nécessaire
– Préchauffer le four à 180°C
– Laver les poivrons et les tomates
– Couper les chapeaux des poivrons et enlever les pépins à l’intérieur
– Couper les tomates en dés et les mélanger dans le risotto
– Garnir les poivrons avec le risotto, les placer dans un plat allant au four et les faire cuire pendant 30 minutes

Bon appétit !

Manger, ça veut dire quoi?

Quoi de plus banal que de manger? Et pourtant l’acte de manger est plus complexe qu’il n’y paraît ou du moins plus complexe que ce dont nous prenons conscience au quotidien. Chaque personne a un lien différent avec l’alimentation et construit une histoire qui lui est propre. Les injonctions avec lesquelles nous sommes en perpétuel contact, la société qui prône une alimentation santé et minceur, nous font oublier tout ce que l’alimentation est.

Une dimension physiologique, nourrir son corps

Bien sûr, il n’est plus à démontrer que l’alimentation a un rôle prépondérant sur la santé. Tout le monde connaît cette fameuse phrase d’Hippocrate : «Que ton alimentation soit ta première médecine». La nourriture étant le carburant du corps, elle est aussi la source de nombreux micronutriments indispensables au bon fonctionnement mais avec cette obsession du «manger sain», on en oublie les autres rôles de l’alimentation.


Une dimension psychologique, nourrir son esprit

Manger, c’est aussi prendre du plaisir. Un plaisir gustatif mais aussi un plaisir visuel, olfactif. Le plaisir de cuisiner et de partager. Malheureusement, c’est devenu culpabilisant de prendre du plaisir à manger, comme associé à un manque de volonté, un manque de maîtrise de soi. Pourtant prendre du plaisir à manger est tout aussi physiologique. C’est un mécanisme ancestral qui nous pousse à manger pour survivre, au même titre que prendre du plaisir nous pousse à avoir des relations sexuelles pour nous reproduire.

Une dimension sociale, se nourrir les uns des autres

Manger c’est aussi un acte très culturel et symbolique, propre à chacun où le partage et la convivialité sont des composantes essentielles. L’homme est un animal social et le repas fait partie de ces moments où se retrouver pour échanger. La commensalité, qui est l’acte de manger ensemble, est l’un des actes sociaux les plus puissants.

Manger c’est un peu tout ça, chaque axe étant indissociable des deux autres. Pour moi, l’alimentation saine et équilibrée, celle que j’essaie de transmettre,  inclue toutes ces dimensions. Et pour vous manger, c’est quoi ?  

Qu’est-ce que la grossophobie?

Sujet difficile à traiter mais au combien essentiel pour faire évoluer les représentations. Je précise que mon but n’est pas blâmé qui que ce soit. C’est simplement d’informer de ce phénomène, pas encore assez connu et à l’origine de beaucoup de souffrances.

La grossophobie déjà, qu’est-ce que c’est ? Selon la définition du Robert, c’est l’ensemble des attitudes et des comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses.

Cela va de la simple taquinerie au rejet plus important et cette stigmatisation est partout:
– à l’école : « Je ne te choisis pas dans mon équipe car tu es le plus gros»
– dans le milieu médical : «Madame, ce serait bien de perdre du poids si vous souhaitez avoir des enfants»
– dans le monde du travail : «Vu son physique, on va ne va pas choisir cette personne, elle manque surement de discipline et de volonté»
– dans le monde financier : «Lui accorde-t ’on ce prêt alors que son hygiène de vie est loin d’être idéale?»
– dans la famille : «Finis donc la dernière part de gâteau, un gros nounours comme toi a besoin de manger»

La grossophobie est insidieuse et omniprésente dans la société, reléguée par les médias et l’industrie des régimes. Elle finit par être dans tous les esprits, même les plus bienveillants. Qui n’a jamais pensé à l’égard d’une personne en surpoids «Elle ne pourrait pas faire des efforts?». L’opinion qui domine encore aujourd’hui elle celle que les gens sont responsables de leur poids et ce, malgré les preuves scientifiques que l’obésité est une maladie complexe et multifactorielle, qui n’a rien à voir avec une quelconque volonté.  

Ce que je trouve le plus dur, c’est que même les personnes en surpoids et en situation d’obésité sont convaincues d’avoir un manque de motivation et de volonté. Alors qu’elles se sont déjà infligées les pires régimes, avec une volonté qui me semble extraordinaire. Est-ce qu’il ne faut une volonté incroyable pour manger de la soupe au chou pendant une semaine ? Pour manger des jus de légumes tous les soirs ? Pour faire des jeûnes intermittents ? Pour supprimer toutes formes de plaisir alimentaire ?

Sans forcément militer pour cette cause, je vous invite juste à revoir votre pensée parfois dure et amener simplement un peu d’empathie et de douceur à l’égard des personnes ayant des difficultés avec la gestion de leur poids ou envers vous-même si vous vous sentez concerné.

Le plein d’oméga-3

On entend beaucoup parler des oméga-3, le fameux « bon gras ».
Mais alors les oméga-3, c’est quoi ? Pour faire simple, ce sont des acides gras (des lipides donc) un peu particuliers à l’échelle moléculaire avec des liaisons dites insaturées. Ils participent à la fluidité membranaire au niveau cellulaire… Ok… je sens que je vous ai perdus et qu’il n’y a que moi que ça intéresse….

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’ils sont essentiels à l’organisme car le corps ne sait pas les fabriquer. Ils participent à la prévention des maladies cardiovasculaires, jouent un rôle dans le maintien des fonctions cérébrales et de la vision. On trouve les oméga-3 surtout dans les poissons gras (saumon, sardines, maquereau), dans certaines huiles (noix, colza, lin) et graines (noix, chia, lin). La mâche aussi contient des oméga-3, même si c’est faible par rapport aux autres aliments.

Je vous livre donc ma recette pour faire le plein d’oméga-3, super rapide et facile: Salade de mâche aux noix et Rillettes de sardines

Ingrédients pour 1 personne:
– 50g de mâche
– 1 carotte (ou autre crudité)
– Quelques tomates cerises
– ½ boite de sardines au citron
– 2 tranches de pain complet
– 40g de fromage frais (type Philadelphia)
– Quelques noix
– 1càs d’huile de noix
– Feuilles de basilic frais
– Sel, poivre

Recette :
– Laver la mâche, l’essorer et la disposer dans une assiette
– Laver, éplucher, râper la carotte et l’ajouter à la mâche
– Laver les tomates cerises et le basilic et les ajouter à la salade
– Verser l’huile de noix directement sur la salade (ou faire une vinaigrette avec)
– Assaisonner avec du sel et du poivre
– Dans un blender, mixer ensemble les sardines et le fromage frais jusqu’à avoir un mélange lisse
– Etaler sur les tranches de pain
– Ajouter les noix concassées sur les tartines et dans la salade
– Déposer les tartines sur la salade

Je vous souhaite un bon appétit plein d’oméga-3.

Comment boire plus au quotidien ?

Grâce au z-métrix, mon impédancemètre qui mesure l’eau intracellulaire et extracellulaire, je constate que très peu de personnes sont correctement hydratées. Alors que les besoins sont d’au moins 1,5L à 2L (voire plus), il apparait qu’atteindre ces quantités est très difficile pour grand nombre d’entre vous.

L’eau est indispensable au fonctionnement du corps et la déshydratation entraine un vrai ralentissement de certaines fonctions. On observe parfois de la fatigue, des baisses de l’attention, de la mémoire et des performances et parfois même des maux de tête.

Boire suffisamment, c’est aussi une façon de prendre soin de vous. Alors plutôt que de vous disputer, je vous livre quelques astuces pour boire plus au quotidien :

– Si vous n’aimez pas l’eau seule, aromatisez-la avec du citron, de l’orange, des herbes fraîches (menthe, basilic…) ou encore des arômes.

– Variez les sources d’eau avec des eaux plates, pétillantes, du thé, des tisanes, du café (pas 1L non plus), du vin (non je blague !)

– Ayez toujours de l’eau à portée de mains (en bouteille, en thermos) et dans votre champ de vision pour penser à boire

– Combinez une action que vous faites obligatoirement avec celle de boire : aller aux toilettes, arriver au bureau, rentrer chez soi

– Mettez-vous des rappels sur votre téléphone dans les moments où c’est le plus dur d’y penser

– Pour les plus récalcitrants, faites-vous un plan hydrique sur la journée avec des moments ou des horaires auxquelles boire

– Consommez des aliments riches en eaux vous permet aussi de contribuer à une bonne hydratation au quotidien

Enfin, un des points les plus importants :

– Prenez le temps de sortir de votre mode automatique plusieurs fois dans la journée pour évaluer votre soif en vous posant la question. En pilote automatique, on ne remarque plus les signaux que nous envoie notre corps et on finit parfois par les perdre. La soif revient très vite et après quelques semaines assidues, on ressent à nouveau le besoin de boire.

Je vous souhaite une bonne hydratation 😊

De quoi ai-je besoin ?

En ce dimanche, peut-être un peu déprimant pour certains à cause du temps, du froid, de la situation sanitaire, de la rentrée… Je vous propose un petit exercice très simple. Juste prendre quelques minutes et vous poser la question : « De quoi ai-je besoin ? ».

De quoi auriez-vous besoin aujourd’hui pour prendre un peu plus soin de vous et améliorer votre dimanche ? et du coup, quelle toute petite action pourriez-vous faire là maintenant pour aller vers ce besoin ?

Alors que j’avais envie de faire une belle publication ce matin sur les réseaux, l’inspiration ne me venait pas. J’ai commencé à m’agacer, mon critique intérieur s’est pointé pour me dire que j’étais nulle car les sujets ne manquaient pas… et BLABLABLA…
Je me suis demandée alors: « De quoi ai-je besoin, là maintenant pour prendre soin de moi? ». La réponse est venue immédiatement…de repos ! Donc plutôt que de passer plusieurs heures à travailler aujourd’hui, je choisis de prendre soin de moi en réduisant mon temps de travail pour me poser et faire une sieste dans la journée.

Je vous invite à essayer ceci pour vous sans plus attendre. Ne cherchez pas quelque chose de compliqué, cela peut-être juste sortir prendre l’air 5 minutes, téléphoner à un proche, manger un chocolat, prendre un bain ou écouter sa musique préférée… et n’attendez pas non plus d’être dans une situation pénible pour vous poser la question. Si je m’étais écoutée tout de suite, je n’aurai même pas eu à m’agacer contre moi-même 😉.

Je vous souhaite un bon dimanche plein de bienveillance envers vous-même ❤

Courge butternut farcie et gratinée

En pleine saison des courges, je suis sûre que vous en voyez dans tous les magasins au rayon des fruits et des légumes et que vous vous dites… « J’aimerai bien en manger mais je ne sais pas quoi faire avec… A part en soupe, je ne sais pas cuisiner ces gros légumes».
Alors voici une recette ultra facile avec la courge butternut, tellement douce à manger.

Ingrédients pour 2 personnes :

– une courge butternut
– 2 œufs
– 80g d’allumettes de jambon
– 50g de gruyère râpé
– Huile d’olive
– Ciboulette fraiche
– Sel, poivre

Recette :

– préchauffez le four à 180°C
– coupez la courge en 2 sur la longueur et enlevez les pépins pour faire un puit
– badigeonnez la courge avec un peu d’huile d’olive et salez
– mettez la courge à cuire pendant 40 minutes dans un plat allant au four
– préparez une omelette avec les œufs, le jambon, la ciboulette, le sel et le poivre
– après les 40 minutes, retirez les courges du four et versez l’omelette dans les 2 puits
– parsemez le dessus de gruyère râpé
– mettez à cuire à nouveau pendant une dizaine de minutes
C’est prêt 😊

Plus d’excuse pour les laisser de côté !