Déterminer ce qui est bon en soi

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J’ai lu dans un des livres du neuropsychologue Rick Hanson, que nous sommes comme une mosaïque. Nous sommes faits d’une multitude de carreaux. Certains sont neutres, certains sont un peu abîmés et nécessitent peut-être un petit rafraichissement et d’autres sont rares et magnifiques.

Nous possédons tous en nous ces magnifiques carreaux mais nous avons tendance à ne voir que les carreaux abimés et à vouloir les restaurer à tout prix plutôt que de mettre en valeur les plus rayonnant. C’est normal d’avoir cette tendance à voir le négatif en premier, c’est comme ça que le cerveau fonctionne. C’est un biais de négativité que nous avons tous, qui nous sert de façon ancestrale à voir le danger en premier.

La problématique réside dans le fait qu’à force de ne se focaliser que sur les carreaux abimés, nous pouvons avoir le sentiment d’être nul ou moyen, de ne pas être à la hauteur… Nous oublions que nous sommes un ensemble, nous oublions ce qu’il y a de beau et de bon en nous.

Je vous invite à prendre quelques instants et à regarder votre mosaïque de façon globale puis à déterminer les beaux carreaux en vous. Reconnaissez ce qui est bon en vous, ce que vous avez de spécial. C’est un exercice qui peut être un peu difficile mais vous avez des qualités, c’est certain. Même si ce n’est qu’une seule, c’est ok.

Dans les jours qui suivent, observez les moments où vous représentez cette qualité dans votre quotidien et imprégniez-vous de la sensation que vous ressentez à ce moment-là. Soyez également ouvert aux compliments que l’on vous fait. Même si vous n’y croyez pas, les autres autour de vous perçoivent ces carreaux-là chez vous, il se peut donc que vous les possédiez vraiment.

Pour ancrer cet exercice, n’hésitez pas à noter les qualités que vous vous êtes trouvés et celles que d’autres personnes ont pu mettre en avant chez vous. Relire cette liste peut aussi être un excellent moyen de vous rebooster quand vous vous sentez un peu affaibli ou manquez de confiance de vous.

Jennifer


Bons ou mauvais aliments?

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Peut-on parler de bien et de mal dans l’alimentation, de bons ou de mauvais aliments ?

Je trouve qu’on attribue une forte valeur morale à l’alimentation. Manger un aliment considéré comme « mauvais » ou « mal » fait de nous une personne honteuse alors que manger équilibré, nous rapproche d’une personne « respectable ».

J’ai un avis plutôt tranché sur la question et ma vision des aliments est simple : un aliment est juste un aliment. Il n’y a ni bien ni mal dans l’alimentation car tout est une question de contexte, de besoin et de fonctionnalité.

Les aliments apportent différents nutriments, l’un peut contenir plus de protéines qu’un autre qui sera plus riche en sucres. L’un est peut-être plus intéressant pour ma santé cardiovasculaire qu’un autre qui me fait plus plaisir. L’un est plus adapté pour un repas rapide qu’un autre pour un repas en famille. L’un me réconforte un peu plus qu’un autre qui m’apporte des vitamines et des minéraux.

En fonction du contexte et donc du besoin, certains aliments seront adaptés et d’autres beaucoup moins.

Par exemple, après 3 jours de fêtes de Noël où j’ai mangé de façon riche et en grande quantité, une soupe de légumes sera peut-être plus adaptée qu’une assiette de frites.
Si j’invite des amis à manger à la maison, une raclette sera peut-être plus adaptée qu’un sandwich au jambon.
Si j’ai passé une journée difficile au travail et que je sens le besoin de me réconforter, le chocolat sera surement plus adapté qu’une pomme.

Chaque aliment a donc sa fonction, plutôt nutritionnelle, plutôt émotionnelle, plutôt sociale ou plusieurs à la fois. Sa fonction dépend à la fois du contexte mais aussi de chaque personne et tous les aliments ont donc leur place en fonction du besoin associé.

 Ne jugez donc pas votre alimentation en tant que bien ou mal (ni celle des autres), OBSERVEZ plutôt comment ça marche pour vous quand vous mangez quelque chose ? Est-ce que ça comble votre besoin du moment ?

Jennifer

Etre égoïste

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Pour la petite histoire (c’est important de citer ses sources), cette citation a été écrite par Ayn Rand. C’est une philosophe du 20ème siècle, qui a écrit des ouvrages assez polémiques pour l’époque, dont un qui s’intitule la Vertu de l’Egoïsme.

De mon côté, j’ai découvert cette citation dans un livre de Tal Ben Shahar, docteur en psychologie, qui a notamment donné des cours sur le bonheur, à Harvard.

Est-ce que vous me voyez venir ? Avec l’Egoïsme… le Bonheur… Attention, je ne dis pas qu’il faut être égoïste pour être heureux, pas du tout ! Par contre, je pense qu’il est essentiel de savoir parfois dire non aux autres pour s’occuper davantage de soi.

Dans notre société, il est très valorisé de prendre soin des autres. L’altruisme, c’est vrai est une belle qualité humaine, on ne peut le nier. En revanche, cette qualité a été mis sur un piédestal de sorte que l’amour de soi a été dénigré.

Pourquoi je partage ceci avec vous ? Car quasiment la moitié des personnes que je reçois en cabinet et qui souhaite perdre du poids, présente ce schéma. On l’appelle schéma d’abnégation qui signifie s’oublier pour s’occuper des autres. Ceci entraine une écoute moins importante de soi qui peut éloigner des sensations alimentaires, qui peut être source de fatigue, d’anxiété, de mal-être…  

Du coup, dès les premières consultations, on travaille ensemble pour s’accorder plus de temps pour soi, s’écouter à nouveau pour être plus en lien avec ses propres besoins plutôt que ceux des autres. En somme, devenir un peu plus égoïste.

Et finalement, le bien-être qui nait du fait d’à nouveau prendre soin de soi, entraine un apaisement et on peut mieux s’occuper des autres. Un nouvel équilibre à trouver…

Si vous vous sentez concernés par cela, je ne peux que vous inviter à prendre, ne serait-ce que quelques instants, chaque jour, rien que pour vous.

Jennifer

L’écoute du corps

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Encore un post sur l’écoute du corps… c’est vrai ! Mais ça me paraît tellement important. Je dirai même que c’est le cœur du métier de diététicien : (Ré)apprendre à écouter les signaux de son corps pour répondre à ses besoins.

J’ai entendu cette citation « Si tu n’écoutes pas ton corps lorsqu’il murmure alors il devra crier pour que tu l’entendes » lors d’une méditation de C. André et je l’ai trouvé si juste.

Le corps sait ce dont il a besoin, il vous le fait savoir suffisamment tôt pour ne pas en souffrir. Il vous murmure des informations discrètement jusqu’à les crier si vous n’y répondez pas. C’est vrai que les cris sont plus faciles à entendre que les murmures, ça demande un peu plus d’attention et d’écoute de soi.

Comment être un peu plus à l’écoute de son corps ?

C’est prendre un instant pour ralentir, sortir du multitâche et prendre un moment pour soi. Puis c’est aller observer ce qu’il se passe dans son corps à ce moment-là, quelles sont les sensations, les ressentis et c’est où dans le corps ? Enfin, c’est se demander, de quoi ai-je besoin en cet instant ?

Faire ceci plusieurs fois dans la journée permet de développer son attention à soi, permet d’apprendre à se connaître et à reconnaitre ses besoins plus finement. En somme, apprendre à écouter les murmures de son corps.

En mangeant, c’est indispensable de pouvoir reconnaitre ses sensations et ses envies pour adapter au mieux ses prises alimentaires et répondre à ses différents besoins : observer ses signaux de faim pour répondre en conséquence, comprendre ses envies pour être en accord avec celles-ci, savourer le plaisir que nous apporte un aliment… avant d’arriver aux cris du corps qui pourraient se manifester par des compulsions par exemple.

Nous avons peu temps pour faire ce genre d’exercice, tout doit toujours aller vite tant il y a à faire dans une journée mais c’est alors choisir d’être moins à l’écoute des murmures et laisser parfois son corps crier.

Je vous invite à faire l’expérience de prendre quelques minutes chaque jour pour ralentir, pour prendre une pause et vous recentrer sur vous, pour vous écouter, pour juste respirer et voir ce que ça vous fait.

Bonne écoute,

Le technostress

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C’est quoi le technostress?

J’ai assisté à une conférence sur le technostress qui m’a fait assez froid dans le dos… En effet, nous passerions la moitié de notre vie éveillée à être connecté sur internet, soit 8h/jour. Pas juste devant un écran mais connecté ! Avec, en tête du podium, les réseaux sociaux (6h30/sem).

De ça est né le technostress, c’est-à-dire le stress induit par les technologies de l’information et de la communication. Ce stress entraine des comportements du type :
– surconsommation d’informations pouvant créer du manque
– FOMO : Fear Of Missing Out : peur de louper quelque chose
– partage compulsif

Qu’est-ce que ça entrainne?


Les conséquences sont une tension continue, des vérifications permanentes, du multitâche, ce qui hachent nos actions en cours et nous obligent à jongler constamment entre différents centres d’attention. A termes, cela créer une fatigue mentale, une nervosité, une irritabilité responsable d’une anxiété chronique.

Mes conseils pour vous aider


– Coupez la connexion, prenez des moments de digital détox. Notamment, le soir avant de dormir (écran bleu + surconso d’infos = combo !) et la nuit, le téléphone plutôt éteint. Evitez aussi le matin directement au réveil et pendant les repas

– Détendez-vous sans écran. Coupez la connexion pour faire des activités sans écran : lire, écouter de la musique, un podcast ou ne rien faire du tout

– Sortez du multitâche. Nous avons tellement de choses à faire que l’on fait tout en même temps avec une attention divisée ce qui aggrave la charge mentale et épuise les ressources attentionnelles

– Faites de l’activité physique. Pas forcément en se faisant mal, ça peut être simplement de la marche, du yoga, une balade en vélo

– Respirez, méditez. Prenez quelques instants pour vous reconnecter à votre souffle avec ouverture et curiosité, sans lutte et sans jugement

– Reconnectez-vous à la nature. La nature énergise positivement et a de vrais impacts positifs sur la santé

Et couplez tout ça en même temps : coupez la connexion pour aller simplement marcher et respirer dehors même justes quelques minutes de temps en temps.

Changer de perspective

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Se sentir coincé

Face à un problème et aux émotions qui vont avec, la réaction instinctive est d’essayer de trouver une solution au problème. C’est normal, c’est comme ça que le cerveau fonctionne, trouver des solutions pour réduire la souffrance. Par exemple, j’ai mal à la tête, je prends un Efferalgan, je n’ai plus mal. Ça fonctionne.

Pour les souffrances psychologiques dont celles liées à l’image corporelle, ce n’est malheureusement pas si simple. Je ne peux pas forcément changer ce qui me causent des difficultés comme mes complexes ou alors même après avoir changé, je ne me sens toujours pas mieux…

Cette situation peut vous coincer car elle enferme dans la souffrance et empêche de faire des choses qui comptent pour vous.

Cette situation peut vous coincer, comme dans un labyrinthe mais il est possible de prendre de la hauteur et d’observer ce qui se passe afin de changer de perspective.

L’exemple du poids

Je vais prendre l’exemple du poids qui me parle le plus et cette phrase qui revient souvent en consultation lorsque je demande pourquoi vous souhaitez perdre du poids ?
« Quand j’aurai perdu du poids, je pourrai… retourner faire les boutiques, prendre soin de moi, aller à plage, etc… ».

Je m’empêche donc de faire des choses qui comptent pour moi et qui pourraient me rendre heureux/heureuse. A la souffrance d’une image corporelle douloureuse, s’ajoute alors celle de ne pas aller dans le sens d’une vie épanouie.

En revanche, si je fais des choses qui comptent pour moi, qui me font me sentir mieux, plus épanoui(e) comme aller chez le coiffeur, aller me faire masser, ceci pourrait-il avoir un impact sur ma qualité de vie ?
Et si finalement j’ai une vie plus riche, plus positive, me sentirai-je mieux dans ma peau ?

Prendre de la hauteur

Je vous invite à prendre de la hauteur, à observer comment ça se passe pour vous. Quelles choses importantes, votre souffrance vous empêche-t ’elle de faire ? Quelles actions avez-vous mises de côté ou ne faites pas en attendant le jour où vous serez sorti(e) du labyrinthe ?

Ecouter l’autre

ZANGRANDO Jennifer - Diététicienne-Nutritionniste - Docteur en Biologie

J’aime beaucoup cette citation, elle est essentielle à mes yeux. Elle me rappelle qu’avoir une profonde écoute pour l’autre peut déjà beaucoup l’aider et qu’il n’y a pas toujours plus à faire.

Réagir à la souffrance des autres est difficile. Que ce soit en tant que parents, enfants, amis, proches ou thérapeutes, on peut ressentir le besoin légitime de vouloir aider et d’essayer de trouver des solutions. Seulement parfois, il n’y a pas de solution immédiate. L’écoute active est la seule option à ce moment-là mais le sentiment d’être écouté et compris peut-être si puissant, qu’il en devient suffisant.

L’écoute active a été développé par le psychologue Carl Rogers ayant une approche centrée sur la personne plutôt que sur la résolution de problème. Elle est dite active car elle permet à l’autre de s’exprimer véritablement, d’aller plus profondément et de se révéler. Elle est caractérisée par le non-jugement, la bienveillance, l’authenticité et l’empathie.

L’écoute active peut aussi faire naître de celui qui souffre de nouvelles possibilités, des ouvertures, qu’il trouvera lui-même et en lesquelles il croira vraiment. Des solutions plus efficaces que celles proposées par l’autre.

Je vous remets la citation entièrement :

« Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu’un nous écoute. Il est stupéfiant de voir que des problèmes qui paraissent impossibles à résoudre deviennent solubles lorsque quelqu’un nous entend. Carl Rogers ».

Peut-être pourrait-on finalement mettre plus d’énergie à écouter profondément l’autre que d’essayer de lui trouver des solutions ?

Comment se fixer des objectifs atteignables ?

ZANGRANDO Jennifer - Diététicienne-Nutritionniste - Docteur en Biologie - objectifs smart

Pour poursuivre sur mon post sur la motivation, je vous donne deux méthodes assez connues qui permettent d’atteindre plus facilement ses objectifs et d’améliorer de ce fait, le sentiment d’efficacité personnel.

Méthode PPPP

La première est la méthode du PPPP : choisir le Plus Petit Pas Possible. Après avoir défini votre besoin ou votre objectif à atteindre, qui peut faire peur au vue de la complexité ou de l’envergure de celui-ci, définissez la première chose que vous pouvez faire. La plus petite chose qui pourra être faite pour aller dans la direction de votre choix, ce qui vous permettra de rendre votre objectif plus accessible et moins démotivant.

Méthode SMART

La deuxième est la méthode SMART : l’objectif ou le pas que vous vous fixez sera plus accessible s’il est :
– Spécifique: il est défini concrètement et précisément par rapport à ce qui doit être fait
– Mesurable: la quantité et/ou la qualité pourra être mesurée
– Atteignable: vous devez être en capacité de l’atteindre
– Réaliste: il doit pouvoir concrètement être réalisé et vous permettre d’aller dans le sens de vos valeurs
– Temporel: il doit avoir un objectif temporel, une date précise

Exemple

Mon objectif principal est de m’accorder plus de temps pour prendre soin de moi, en réalisant une routine matinale. Mon plus petit pas possible pourrait être de commencer par organiser ma routine matinale. Mon objectif SMART :
– Spécifique : je vais prendre 15 minutes pour faire des étirements ; 10 minutes pour me doucher et m’habiller ; 10 minutes pour me maquiller et 15 minutes pour le petit-déjeuner
– Mesurable : je m’accorde 50 minutes chaque jour
– Atteignable : si je me lève à 6h30, j’ai le temps de le faire
– Réaliste : ça me permettra de m’accorder plus de temps, qui sera réservé pour moi
– Temporel : je vais faire ceci pendant 1 mois pour voir comment ça marche pour moi

Que pensez-vous de ces méthodes ?

Qu’est-ce que la motivation?

ZANGRANDO Jennifer - Diététicienne-Nutritionniste - Docteur en Biologie - motivation-confiance-sens

La motivation est un mot qui vient du latin movere, qui veut dire bouger. C’est elle qui nous permet donc de nous diriger vers ce que l’on souhaite ou ce dont on a besoin. Il existe de nombreuses théories et j’en partage une ici qui me sert dans ma pratique.

On constate deux types de motivation : la motivation extrinsèque (pour obtenir une satisfaction de l’extérieur) et la motivation intrinsèque (pour obtenir une satisfaction personnelle).

Motivation extrinsèque

La motivation extrinsèque est attendue par beaucoup de patients qui viennent au cabinet :  « J’ai besoin d’être suivi pour garder la motivation et vous rendre des comptes m’aidera à rester sur le bon chemin pour perdre du poids ». Je suis touchée de cette confiance mais je redirige vers ce qui compte vraiment pour le patient, pour essayer de déterminer la motivation intrinsèque qui semble beaucoup plus pérenne.

Motivation intrinsèque

La motivation intrinsèque est celle qui vient de soi, qui satisfait des besoins personnels et qui peut être inébranlable. Elle est composée de grands piliers : le sens et la confiance

Est-ce que ça du sens de faire ceci pour moi ?

Le sens, c’est la raison profonde pour laquelle on va faire quelque chose. Pour être motivé, ceci doit faire sens pour soi, ceci doit être en accord avec ses valeurs. 
Par exemple, prendre soin de ma famille (valeur) me motive à aller au marché chaque semaine pour acheter des légumes de qualité, même si c’est contraignant.

Est-ce que je me sens capable de le faire ?

La confiance, c’est le sentiment lié à la capacité de pouvoir le faire, autrement dit le sentiment d’efficacité personnel.
Contre-exemple : Me contraindre à aller courir 10km alors je ne me sens pas capable physiquement ne me motive pas y aller.

Ainsi, en se fixant des objectifs de vie, il peut être intéressant de réfléchir:
– Pour quelle raison, je veux faire ça ? Est-ce que ça a du sens pour moi et pour mes valeurs ?
– Est-ce que je me sens capable de le faire ? Et sinon puis-je réduire mon objectif dans un premier temps?


Ceci permettra plus souvent d’atteindre ses objectifs et d’augmenter alors son sentiment d’efficacité personnelle, ce qui renforce encore la motivation.

Quelles sont vos valeurs ?

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Qu’est-ce les valeurs ?

C’est ce qui est important, au plus profond de vous. C’est ce qui fait sens pour vous, vous permet d’avancer et vous motive pour faire des actions et vous rendre heureux. Elles ne doivent pas être imposées et il n’y a pas de jugement à avoir sur ses valeurs, ni par vous-même, ni par les autres.  

C’est un peu comme une direction à suivre, que vous ne pouvez jamais atteindre pleinement : un peu comme si vous alliez à l’ouest. C’est différent d’un objectif qui serait quantifiable, comme allez à Brest pour aller vers l’ouest. Les valeurs c’est aussi l’autre versant de la souffrance. Si vous souffrez d’une situation, c’est que celle-ci est importante pour vous et c’est donc que l’on est proche d’une de vos valeurs.

Pourquoi c’est important de connaitre ses valeurs ?

Cela vous permet de faire des choix qui ont du sens pour vous, de faire des actions en accord avec vous-même, pour vous diriger vers ce qui compte. Plus simplement pour être heureux.

Comment les connaître?

Vous pouvez simplement prendre les grands domaines de la vie, ceux écris autour de la cible et vous posez la question pour chacun, qu’est-ce qui est important pour moi dans ce domaine?
Ça peut être, prendre soin de moi en respectant mon corps et être présent pour ma famille et mes amis.
Vous pouvez aussi imaginer que vous êtes à un repas en votre honneur. Toutes les personnes qui comptent sont présentes et font un discours sur vous. Qu’aimeriez-vous qu’elles disent sur vous? Pour rester dans le même exemple : C’est quelqu’un qui sait prendre soin d’elle pour mieux s’occuper des autres. 

Pourquoi je parle de ça ?

Ce sujet est important car il fait partie de ma prise en charge. J’essais de voir quelles sont les valeurs derrière une demande de perte de poids. Maigrir devient parfois central dans la vie de certaines personnes et les actions mises en place peuvent aller à l’encontre des valeurs, ce qui ne rend finalement pas plus heureux. Par exemple :
– ne pas manger même si l’on a faim : s’éloigne des valeurs de respect du corps
– ne plus faire de gâteaux pour sa famille : s’éloigne des valeurs familiales
– refuser les invitations chez des amis : s’éloigne des valeurs d’amitiés

Pour moi, me rapprocher de mes valeurs a été de changer de métier pour faire quelque chose que j’aime mais aussi quelque chose qui permet d’aider les autres… et vous ?