Comment réduire la rétention d’eau ?

La rétention d’eau, c’est une quantité d’eau un peu trop importante au niveau des tissus, à l’extérieur ou à l’intérieur des cellules. C’est un phénomène qui concerne principalement les femmes (encore ^^) et qui conduit parfois à des sensations désagréables de gonflements, de tiraillements voire de lourdeurs, principalement au niveau des jambes.

Elle inquiète beaucoup les femmes lorsque soudainement le chiffre sur la balance augmente et qu’elle pense à une prise de poids (sous-entendu une prise de masse grasse). Heureusement l’analyse des masses corporelles rassure un petit peu…pour autant y a-t-il des moyens de réduire cette eau en trop ?

– Boire en suffisamment grande quantité (1,5L à 2L par jour) : un peu paradoxal pourtant c’est essentiel

– Limiter les aliments riches en sel caché : principalement les aliments industriels et les plats préparés, les charcuteries, gâteaux apéritifs, fromages et certaines eaux pétillantes

– Avoir une alimentation riche en fruits et légumes et pourquoi pas avec ceux ayant des propriétés diurétiques : l’asperge, la figue, l’ananas, l’artichaut, la blette, le concombre, le fenouil,  la pastèque, le melon et le raisin

– Pratiquer une activité physique : les sports aquatiques semblent être particulièrement bien indiqués mais la marche est déjà intéressante

– Les massages qu’ils soient faits par soi-même ou par un professionnel (ou par un amoureux <3) permettront un meilleur drainage lymphatique

– Pas toujours agréables, les douches à l’eau froide, notamment au niveau des membres inférieurs, amélioreront la circulation sanguine

– Point le + important : s’accorder de la bienveillance. Comme dans beaucoup de cas, il y a une part génétique et hormonale et il n’est pas toujours possible d’agir. Accepter ceci c’est aussi prendre soin de soi.

Alors prenez soin de vous,

Je ne comprends pas la différence entre satiété et rassasiement

C’est une question qui revient souvent en consultation et c’est tout à fait légitime car on trouve de nombreuses définitions incorrectes ou incomplètes où il est écrit que c’est la même chose.

Pour faire simple :
– lorsque je suis rassasié, je n’ai PLUS faim
– lorsque je suis à satiété, je n’ai PAS faim

Le rassasiement est une sensation alimentaire dont j’aime beaucoup discuter avec mes patients car elle est essentielle dans la gestion du poids. C’est un processus dynamique, puisque c’est la prise alimentaire qui augmente le rassasiement. Comme j’aime l’expliquer, il permet de combler les besoins physiologiques, c’est-à-dire les besoins en nutriments mais aussi les besoins psychologiques c’est-à-dire les envies.
Par exemple, si vous avez faim et que votre ventre gargouille, après quelques bouchées seulement ça ne sera plus le cas. En revanche, vous aurez toujours envie de manger car votre repas n’aura pas été suffisant, vous n’êtes donc pas rassasié. Ou alors, après votre repas, vous avez encore envie d’une note sucrée, vous n’êtes donc pas rassasié non plus.
Finalement le rassasiement, c’est un état de plénitude où l’on se sent bien, à la fois de façon physique et mentale. La satiété est beaucoup plus simple, c’est une absence de faim entre les repas.

Je constate souvent que le rassasiement est peu suivi : soit en dessous parce qu’il y a une restriction avec des aliments interdits ; soit au-dessus parce qu’il y a une prise alimentaire supérieure au besoin. Sur le long terme, les conséquences sont souvent similaires…une prise de poids. Pourquoi est-il si peu suivi ? Parce qu’il n’est pas écouté ou plus écouté.

Et vous, avez-vous déjà observé votre rassasiement ?
Je vous invite à mettre un peu de conscience lors de vos prochains repas pour explorer votre rassasiement et de mettre une note entre 0 et 200 :
0 = je ne suis pas du tout rassasié
100 = je me sens parfaitement bien après mon repas
200 = je vais exploser tellement j’ai mangé

Bonne exploration 😊

Le bowlcake version salée

Presque tout le monde connaît le bowlcake sucré que l’on mange principalement au petit-déjeuner mais l’avez-vous déjà testé en version salée pour un midi ou un soir?

Je trouve que c’est le repas de la flemme par excellence : facile, rapide, rassasiant et réalisable avec plein d’ingrédients différents. Avec une salade ou une soupe, c’est une bonne idée lorsqu’on a peu de temps pour cuisiner.

Il existe plein de versions…Voici la recette d’une de mes préférées, celle du bowlcake au thon, pour 1 personne :
– 50g de flocons d’avoine
– 1 œuf
– 2 cuillères à soupe de fromage blanc
– ½ boite de thon émietté (+/- 60g)
– 20g de feta émiettée
– 2 à 3 tomates séchées (conservées dans l’huile) coupées en petits morceaux
– 1 cuillère à café d’huile (je prends celle des tomates séchées qui est parfumée)
– ½ cuillère à café de levure chimique
– 1 pincée de sel

Mélangez le tout dans un bol et faites-le cuire entre 2 minutes 30 et 4 minutes selon la puissance de votre micro-onde. A surveiller pour que ça ne soit pas trop sec. Retournez sur une assiette et dégustez 😊

A bientôt,

Est-ce que j’ai le droit de manger cet aliment ?

J’entends beaucoup cette phrase en consultation. Elle me fait à la fois sourire et en même temps me fait beaucoup de peine pour celui qui me la pose.

Elle me fait sourire car je trouve ça touchant que des patients me demandent l’autorisation pour manger quelque chose. Je sens une preuve de confiance qu’ils me font pour décider de ce qui est « bien » ou « mal » pour eux.

En même temps, elle me fait de la peine car c’est triste que certaines personnes soient si perdues qu’elles en viennent à me demander l’autorisation pour un acte aussi simple que celui de manger. La faute à toutes ces années d’injonctions de la culture des régimes…

Donc la réponse est bien sûr OUI. Bien sûr que vous avez le droit de manger ce que vous voulez. Qui serai-je pour vous interdire quoique soit. D’autant plus que vous vous interdisez bien assez de choses sans avoir besoin de moi. Au contraire, je vois plutôt mon travail comme quelque chose qui vous permettra de supprimer toutes formes d’interdit alimentaire et retrouver une relation sereine avec votre alimentation.

D’ailleurs, il n’y a aucun aliment bien ou mal. Aucun aliment ne fait maigrir ou grossir. Un aliment, c’est simplement un aliment. POINT

Aussi, je pense que vous savez que l’interdit créée l’attrait.  Plus ce sera interdit, plus ça vous donnera envie de braver l’interdit et vous obsèdera. Quand enfin vous vous autoriserez à en manger, ce sera sous forme compulsive car vous saurez que vous n’aurez plus le droit ensuite avant un certain temps. Alors que si vous vous autorisez à en manger ou mieux encore, vous ne vous posez même pas la question, la relation sera sereine. Vous le mangerez, y prendrez du plaisir et ça s’arrêtera là…

A bientôt,

Diététicien-Nutritionniste, Médecin-Nutritionniste, Coach en nutrition : Quelles différences ?

Les différents termes utilisés sont souvent confondus et ne sont pas très clairs… Voici quelques précisions :

Le Diététicien-Nutritionniste est un professionnel de santé ayant obtenu un BTS diététique ou un IUT génie biologique option diététique. C’est le seul métier dans le paramédical qui est spécialisé dans l’alimentation que ce soit dans un contexte de pathologies ou non. Pendant ses deux ans, il étudie la nutrition sous tous ces angles et réalise des stages dans différents milieux professionnels dont le monde hospitalier. Il réalise en principe beaucoup de formations complémentaires pour avoir une approche complète et spécialisée.

Le Médecin-Nutritionniste est un professionnel ayant fait un cursus de médecine avec une formation complémentaire en nutrition. Il est le plus apte à établir un diagnostic et prescrire des analyses complémentaires ou un traitement médical en cas de besoin, lors de pathologies lourdes.

Le terme Nutritionniste lorsqu’il est employé seul ne correspond à aucun métier en soit. Il doit impérativement être précédé du terme diététicien ou médecin pour avoir une valeur légale.

Les termes de coach en nutrition, conseiller en nutrition, nutri-expert etc… ne sont pas réglementés et les formations peuvent varier en fonction des organismes privés, allant de plusieurs jours à quelques mois. Ceci n’empêche pas d’être face à une personne ayant de bonnes connaissances sur les aliments mais attention lorsqu’il y a la présence de pathologies notamment.

Quoiqu’il en soit, le plus important est de trouver une personne avec qui vous vous sentez bien dans votre parcours.

A bientôt,